Mon expérience de psy en libérale ou « être à son compte »

FREELANCING

visuel_expé psy libérale

Deux mois après l’obtention de mon Doctorat, je me suis mise à mon compte, en « Psychologue libérale ». Cette expérience a été extrêmement enrichissante. Je vous livre là quelques leçons que j’ai pu en tirer. Je pourrais en écrire un livre… (ou au moins un ebook 😉 ). Tout cela est écrit sur la base de mon expérience « à la française ». Si vous êtes au Québec, en Belgique, en Suisse ou dans les TOM… ça sera probablement différent. Je veux dire – ça sera plus simple !!! Vous pouvez également avoir un autre job que celui de psy et avoir la possibilité d’être à votre compte. Certains éléments ci-dessous peuvent vous concerner.

Avant de foncer, vous devez :

–       Comparer les différents statuts juridiques (auto entreprise//entreprise individuelle ou autre ?). Ce choix va dépendre de la façon dont vous allez travailler.

–       Définir vos différentes prestations et vos honoraires et identifier si elles seront plutôt saisonnières ou régulières.

–       Cibler votre public, en sachant que cela influencera vos horaires de travail. Exemples : vous recevrez davantage le public « enfants » le mercredi ou après l’école. Les ados durant les vacances scolaires, les entreprises à « horaires de bureau », avec des déplacements plus ou moins fréquents)

–       Faire le choix fatidique : un local ou pas ? Cela dépendra si vous serez amenés ou non à faire des déplacements et à quelle fréquence vous le ferez.

–       Discerner si vous êtes limités ou non en heures de travail. Si vous êtes parents, souhaitez-vous aménager vos horaires pour vos enfants ? Si vous ne l’êtes pas, vous pouvez vous charger plus !

–       Savoir si vos prestations nécessitent des outils type tests, outils psychométriques. Si oui, il peut s’agir de licences annuelles à payer en une fois (souvent, une grosse somme à amortir au maximum sur toute l’année en effectuant un maximum de prestations), ou des paiements à l’unité (que vous facturerez sur chaque presta).

–       Savoir si vos prestas sont remboursées par la sécu. Ce n’est pas le cas des psychologues. Si vous exercez une profession dont les interventions sont prises en charges, vous entrez dans un tout autre schéma et une relation différente vis-à-vis de vos patients et des honoraires. Vous dépendez également d’un ordre professionnel, qui souvent vous renseigne sur tout (mais ne rêvez pas, la quantité de paperasse ne diminue pas !)

Je conseille vivement de prendre un expert comptable. Si vous optez pour une entreprise individuelle, vous serez identifié en tant que « profession libérale » et vous pouvez rejoindre une « association de gestion agrée », qui offre, en plus de l’adhésion annuelle des prestations de compta. Et je vous encourage vivement à investir dedans. On ne peut pas être bon partout… et si vous êtes un bon psy, il y a de fortes chances pour que vous ne soyez pas un bon expert comptable (si c’est le cas, manifestez-vous dans les commentaires plus bas !!).

Il ne suffit pas d’être bon en maths, c’est vraiment autre chose. Au début, par souci d’économie, je m’en suis passée… et puis je me suis rendue compte que je perdais assez de temps dans la paperasse et dans la compta au lieu de m’investir dans mon « vrai job » !  Et surtout, je stressais pour ça ! Dès que j’ai pris un comptable… j’ai bien mieux dormi la nuit ! Un bon comptable doit être là pour vous donner les meilleurs conseils.

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Lydia