Les enfants : Voleurs de rêves ?

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Les enfants : voleurs de rêves ?

Dans cet article, je vous parlais de la difficulté de partager le temps entre la valeur « argent » et la valeur « amour ». À vrai dire, c’est du vécu ! J’ai été confrontée à plusieurs reprises à cette frustration de devoir repousser des projets professionnels car je devais m’occuper de mes enfants… Et je sais que j’aurai à le faire encore un paquet de fois, au cours des 18 prochaines années (ou plus ?). Il faut s’y faire…

J’avoue… ça m’a miné un bon moment ! Je n’en ai jamais voulu à mes enfants, mais plutôt aux circonstances : les vacances scolaires qui tombent au mauvais moment, le dernier trimestre de grossesse me demandant de rester quasi-allongée jusqu’à la fin, les poussées dentaires qui provoquent des pics de fièvres, le manque de sommeil, leurs besoins physiques, le besoin émotionnel très fort qu’ils ont. Un des langages préférés de notre aîné est celui du « temps de qualité ». On vous invite à lire cet article.

Du coup, je me suis demandée si les enfants étaient des « voleurs de rêves ». Pour être honnête, je pense que les enfants (si toutefois on fait réellement attention à leurs besoins et si on respecte leurs rythmes), sont plutôt des voleurs de « projets à courts termes » – enfin non… ce ne sont pas des voleurs, plutôt des « régulateurs de vitesse ».

Je m’explique… on peut être jeunes, jeunes mariés, jeunes diplômés avec des ambitions bien grandes qui se dessinent dans la société où l’on évolue. On a des modèles, des schémas, des normes de réussite que l’on voit et que l’on désire. Et paf… un marmot dans les bras (tendrement désiré, bien sûr, mais « paf » quand même) !!

S’il y a bien une chose que l’on a décidé avec mon mari, c’est de refuser de croire que les enfants sont des obstacles et des excuses à la réalisation de nos rêves. Par contre, depuis qu’ils sont là, nos rêves ont pris d’autres formes, d’autres modèles… et franchement, bien mieux que nos modèles de rêves de départ.

Alors oui, on n’a probablement pas le rythme que l’on souhaitait avoir (et cela concerne souvent plus les mamans), mais le fait d’être parfois ralentis nous a toujours permis de nous remettre en question et de nous réajuster, de revenir à l’essentiel, de nous dégager du superflu. On a aussi rayé de notre liste les rêves qui, finalement, n’étaient pas les nôtres, ou étaient des rêves plutôt futiles, non prioritaires. Vous pouvez lire notre article sur les limites ici.

Le fait d’avoir des enfants m’a permis de me détacher du modèle classique de psy, pour l’envisager de façon plus diversifiée (et plus épanouie). Nous avons également repensé la valeur de l’argent et la façon d’en gagner en optant pour une diversification des sources de revenus. On a fait la différence entre les « revenus alimentaires » et les « revenus vocationnels ». À partir du moment où nos motivations sont claires, gagner de l’argent d’une certaine façon n’a pas moins de valeur que l’autre (tant qu’on reste intègres, que ce n’est pas en conflit avec nos valeurs !).

Bref… Les rêves sont importants, mais faites toujours la différence entre « le fond et la forme ». Souvent, on est attaché à « la forme du rêve », (à l’image), alors que « le fond » (le sens qui est derrière le rêve) est bien plus important !

Les enfants, et la façon dont nous voulions vivre notre famille, nous ont libéré au niveau de notre créativité, nos modèles de pensées, notre pression du timing et ont fait voler en éclat les normes sociales et professionnelles que nous avions. Merci les enfants !!

Nous refusons que nos enfants grandissent avec le sentiment qu’ils nous ont empêché de vivre nos rêves. Bien plus encore, nous souhaitons qu’ils les vivent avec nous !

 

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Lydia

2 thoughts on “Les enfants : Voleurs de rêves ?”

  1. Eloïse - 21 mai 2016 12 h 24 min

    Article super intéressant..
    Je connais pas mal de personnes dans mon entourage qui pensent exactement que les enfants sont des voleurs de rêves..

    Je tombée enceinte a l’âge de 20ans, sous contraceptif et men suis rendue compte un peu tard…
    Pourtant mes filles, car j’en ai une autre, loin d’être un frein sont vraiment un moteur. Et cest grâce a elles que j’ai pu trouver ma voie pro et que j’ai envie de réussir chaque jour.

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    1. Lydia - 21 mai 2016 20 h 12 min

      Merci Eloïse ! C’est pas tous les jours faciles de mon côté, mais il faut toujours se rappeler les priorités pour eux, pour nous, pour tout le monde !!

      Répondre

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