Dépasser ses limites : Faire plus de choses ou Faire l’essentiel ?

ENTREPRENDRE AU QUOTIDIEN FREELANCING LifeHacks VIE PRATIQUE

depasser ses limites

Depuis qu’on est parents, « notre temps » a considérablement baissé… Non… en fait c’est faux. La gestion de notre temps a changé. Avant, on pouvait faire pleins de choses, sortir à pas d’heures, faire les courses à presque n’importe quelle heure, multiplier nos soirées et en revenir sans avoir finalement passé une si bonne soirée que ça, mais on avait la sensation de « maîtriser notre temps » ! Depuis la naissance de notre premier enfant, notre temps libre a diminué, nos finances aussi (étant à mon compte, moins je travaille, moins je gagne d’argent !), mon énergie aussi, mes temps relationnels également. Mais j’ai toujours voulu aller plus loin – dépasser mes limites, réaliser des projets…

Comment dépasser ses limites lorsque les ressources diminuent ?
Après une grande saison de fatigue et de frustration, nous avons changé notre façon de vivre :

Puisqu’on a moins de temps :
– on fait l’essentiel – ce qui est le plus important pour nous, là où nous sommes à notre place, là où nous « portons le plus de fruit », où nous sommes efficaces. Et puis, on ne regarde plus la télé, on ne participe pas à toutes les activités qu’on nous propose. Dire non a été difficile — mais on a appris à le faire, c’était vital, on apprend encore à le faire.
– on développe moins de relations mais on investit notre temps dans des relations de qualité. On a également modifié la façon d’organiser des rendez-vous : des skypes lorsque c’est possible, des rdv entre midi et deux pour éviter de nous prendre les soirées.

Puisqu’on a moins d’argent :
– on achète (parfois d’occasion) le plus important et on oublie ce qui est secondaire. Un truc qui aide : coller un stop pub sur sa boîte aux lettres, ça fait moins de tentations !
– depuis septembre, on fixe à l’avance nos menus pour toute la semaine et on y voit une différence lors du passage en caisse. (on vous en parlera dans un autre article)
– on ne va que très rarement au ciné et quand on va au resto (c’est quand même plus courant que les cinés !), on ne se fait pas le  le kit complet apéro/entrée/plat/dessert/vin. D’ailleurs, avec jidé, on va au resto à midi, quand les enfants sont à la cantine et à la crèche. C’est moins cher que le soir et ça évite de sortir aussi un budget nounou !

Mais ne pensez pas que nous sommes frustrés et qu’on ne sait pas se faire plaisir… Et croyez-le ou non : avec un seul salaire fixe, mes rémunérations instables en tant que mompreneuse et les quelques contrats graphisme de jidé, on a pu faire un voyage à New York, acheter un canapé confortable pour que toute la famille y soit bien, renouveler notre lit, acheter un lave-vaisselle, consommer des vitamines haut de gamme et des aliments plus sains – choses pour lesquelles nous pensions ne pas avoir les moyens. Allez à NYC était un vieux rêve, et pour le reste, ce sont des achats cohérents avec nos priorités : investir dans le long terme, le confort de la vie familiale et notre santé. Et oui : un bon lit = un meilleur sommeil, de meilleurs aliments = une meilleure forme. Après c’est vrai : on ne connait pas les dernières nouveautés alimentaires, les chips « caramel au beurre salé » (si si, ça existe !) et alors ? Et même si grâce à nos choix, nos finances vont de mieux en mieux, je ne pense pas que ça changera les habitudes de gestion qu’on a prises.

Résultat :
Pour mes deux enfants, la pause que cela a engendré m’a permis de remettre à plats toutes mes activités et implications, et à chaque fois, cela a été bénéfique ( même si ça a aussi été frustrant de devoir faire une pause et retirer des choses de mon planning). Bénéfique à plusieurs niveaux : avec jidé, nous avons pu bâtir notre équilibre familial, nous lancer dans l’entrepreneuriat de plusieurs manières, préparer des projets, avoir l’esprit plus libre et plus concentré pour penser au futur. Nous sommes sortis des « boîtes » dans lesquelles nous étions, nous avons jonglé entre toutes nos différentes casquettes et développé notre créativité pour trouver des solutions ! Et finalement, nous sommes plus efficaces et plus productifs avec des enfants que lorsque nous étions sans enfants… !

Je ne vous dis pas tout ça pour dire « regardez comme on est forts« . Pas du tout ! Je veux vous encourager en vous montrant que c’est possible de repousser ses limites lorsqu’on est limités. Repousser ses limites, ce n’est pas seulement aller plus loin, c’est d’abord se débarrasser de ce qui n’est pas essentiel, de ce qui nous alourdit, nous encombre et nous ralentit. Ca ne sert à rien de courir dans tous les sens et de se fatiguer quand ça n’en vaut pas la peine. Vivre à 100%, ce n’est pas faire plein de choses, quitte à s’éparpiller et à s’épuiser.  Vivre à 100%, c’est faire ce pour quoi on est fait. Aujourd’hui, quand une nouvelle opportunité se présente à nous, on se pose une question : « est-ce que ça va dans le sens de l’Histoire, pour nous ? » Il faut se dégager du court terme et penser à long terme.

On profite de cet article pour demander pardon aux personnes que l’on a probablement déçues ces six dernières années. Notre changement de vie a certainement eu des conséquences auprès de nos amis, nos connaissances, nos partenaires de travail ou de projets — mais on a accepté de ne pas être des wonder-peoples ! Nous apprenons chaque jour à identifier nos limites, afin de ne pas les subir et nous encourageons tout le monde à revoir ses propres priorités car vous n’en serez que gagnants – donc un immense pardon !

 

Like, share & be ALIVE 🙂
Crédit photo : Sonja Langford – modifiée par Bol2BeAlive
Pin It

Lydia

12 thoughts on “Dépasser ses limites : Faire plus de choses ou Faire l’essentiel ?”

  1. Picard Bruno - 20 novembre 2014 4 h 41 min

    Merci d’avoir écrit cet article. Excellent. Je le partage sur ma page FB.

    1. Lydia - 20 novembre 2014 7 h 22 min

      Merci beaucoup pour votre retour, ainsi que le partage !! Merci !

  2. Elia Monnier - 20 novembre 2014 12 h 18 min

    C’est tellement vrai, tellement bon, merci !!

    1. Lydia - 22 novembre 2014 22 h 08 min

      Merci Elia !

  3. Patricia Meslem - 20 novembre 2014 21 h 51 min

    Merci Lydia pour cette article cela s’appelle aussi vivre dans l’intention et c’est vrai que cela produit du fruit…Pousser les limites en allant à l’essentiel c’est un beau programme,bonne récolte!

    1. Lydia - 22 novembre 2014 22 h 09 min

      Merci Patricia, super de te lire ici ! Bienvenue sur le blog !

  4. CHEBRET - 22 novembre 2014 21 h 22 min

    Merci Lydia. QDVB!

    1. Lydia - 22 novembre 2014 22 h 09 min

      Hello Natea, Merci ! Blessings en retour 🙂

  5. Marion - 27 novembre 2014 14 h 49 min

    Merci… d’écrire avec justesse et vérité. C’est un bon article qui parle de tout ce que nous voulons fuir finalement trop souvent en prétextant un manque de temps justement… l’introspection, la remise en question et les choix. Je suis en plein dedans 😉

    1. Lydia - 27 novembre 2014 15 h 22 min

      Merci Marion ! Et oui… l’exercice n’est pas évident, et on se rend compte que les décisions à prendre et les choix à faire sont permanents – d’où l’importance d’être au clair sur les priorités et ce n’est pas toujours évident !

  6. Delphine - 2 septembre 2015 18 h 01 min

    Comme c’est vrai ! Chez moi, c’est la quarantaine qui a été le facteur déclencheur et depuis je respire mieux :))

    1. Lydia - 3 septembre 2015 20 h 23 min

      Oui !! Et c’est fou comme on se sent bien mieux hein ?!!

Comments are closed.